Quelle est la différence entre Éric Zemmour, Virginia Woolf et Stefen King en tant qu’auteur à succès?

Principal-Prolepse-Renversé-11
« En tant qu’humains, tout différencie Éric Zemmour, Virginia Woolf et Stefen King, mais en tant qu’auteur, rien. Vous allez me demander comment on peut comparer trois personnes si différentes idéologiquement en disant que leur écriture est semblable. Mais en fait, ce qui les lient c’est qu’ils font sens pour celleux qui les lisent.... »
Partager cette réflexion sur vos réseaux
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

En tant qu’humains, tout différencie Éric Zemmour, Virginia Woolf et Stefen King, mais en tant qu’auteur, rien.

Vous allez me demander comment on peut comparer trois personnes si différentes idéologiquement en disant que leur écriture est semblable. Mais en fait, ce qui les lient c’est qu’ils font sens pour celleux qui les lisent.

La quête de sens

La lecture est une quête de sens et pour qu’un-e auteur-trice réponde au besoin des personnes qui lisent.

Quand on écrit de manière professionnelle, on doit malgré tout répondre à certains critères de storytelling pour être lu-es, qui sont différents de lorsqu’on écrit juste pour soi. Certain-es y arrivent sans y penser, d’autres doivent y réfléchir un peu plus.

La personne qui lit veut avoir des réponses aux questions fondamentales qu’elle se pose et surtout pouvoir projeter sa lecture dans sa vie quotidienne, même si l’univers est complètement fantasmagorique. Des livres comme Mange, Prie, Aime ou Harry Potter ont réussi ce tour de force. L’écriture est bonne, mais pas non plus d’un niveau soutenu. Et pourtant ils se sont vendus à des millions d’exemplaires. Ils ont également créé du mouvement et des communautés, tissées serrées.

On écrit pour être lu souvent, mais on devrait surtout écrire pour transmettre un message. Pour permettre aux gens qui nous lisent de faire un pas en avant, de se découvrir, de se réaliser.

Transmettre des valeurs

Quand on écrit quelque chose qui nous tient à coeur, en lequel on croit, nos valeurs apparaissent et c’est grâce à elle que nos mots trouvent écho dans le coeur de notre lectorat. N’ayez donc pas peur de mettre de vous dans vos textes.

Que vous écriviez des essais, de la chick-lit ou de la fantasy, vous avez des choses importantes à dire car vous êtes important-es, ce que vous avez à dire l’est. Je ne répéterai jamais assez que quelqu’un qui écrit mal n’est pas quelqu’un qui fait des fautes ou a du mal à formuler ses idées. Un mauvais auteur est un auteur dont le message:

  • N’est pas clair (pas dans la forme mais sur le fond)
  • Ne transparait pas dans ses textes
  • Ne transmet aucune valeur
  • Ne cherche pas à faire évoluer le lecteur au fil de sa lecture.

Écrire pour vendre ou pour être célèbre est un mauvais plan, tout comme créer une entreprise pour faire du cash. Si vous n’allez pas plus loin que l’aspect matériel ou pécuniaire des choses, alors il y a de grandes chances pour que votre livre reste sur les tablettes à prendre la poussière. Poussez votre réflexion plus loin et vous aurez plus de chances de votre côté.

Bonne écriture!

 

Si vous souhaitez de l’aide pour trouver votre message ou mieux le transmettre, prenez un RDV téléphonique avec moi juste ici https://calendly.com/prolepse/renfort ou écrivez-nous un message https://editions-prolepse.com/contact/

Cet article fait également écho à un autre article du blog que vous pouvez retrouver ici https://editions-prolepse.com/personne-ne-veut-lire-ton-histoire-illes-veulent-lire-la-leur/

D'autres réflexion sur le sujet...

Il était une fois: Hélène Laforest et la dystopie enchantée

L’écriture est au cœur de ma vie et je la vois comme une manière d’exister. J’aime avant tout écrire sur ce qui n’arrivera jamais, faire exploser les frontières des possibles, donner vie et mouvement à ce qui est immobile, rendre la nature toute-puissante, mêler l’animal et le végétal, imaginer toutes sortes de fécondations contre-nature, mais ces circonstances imaginaires servent aussi de prétextes pour parler de l’humain, de la vie. Mon écriture est presque toujours marginale, souvent fantastique, parfois érotique, des fois tout ça à la fois.

Oubliez les résolutions pour votre livre, planifiez des objectifs

C’est le mois de janvier, on se remet doucement du temps des fêtes. Le corps a du mal à suivre, mais la tête va à cent mille à l’heure, parce que le bon temps des résolutions est arrivé. Si ça ne tenait qu’à moi, je vous dirais d’envoyer paître toutes ces résolutions qu’au final vous ne tiendrez sûrement pas plus de 3 semaines et demie, emporté-es par le flot du quotidien et la marée des habitudes.

Continuer ses résolutions d’écriture : planifier sa motivation

Quand on parle de planification de livres, on ne parle pas juste d’une planification technique, d’un plan coulé dans le béton pour son projet. Cela signifie aussi de pouvoir se projeter dans le futur et de prévoir quels obstacles on pourrait avoir à surmonter. Planifier son livre, c’est donc aussi planifier sa motivation. Cette dernière est la pierre angulaire de votre périple et c’est elle qui vous permettra (ou non) d’aller jusqu’au bout. Voici donc quelques trucs pour raviver la flamme de la motivation quand elle vient à pâlir ou même à s’éteindre.