Quand les mots ne sont pas que des maux

Principal-Prolepse-Renversé-11
« Je me sens fragile en ce moment, en tant que femme et en tant qu’entrepreneure, en tant qu’humaine. Je suis autrice, copywriter, storyteller et pourtant je manque de mots. Je conseille aux gens d’écrire et j’ai moi-même de la misère à le faire. Alors j’applique ma propre médecine et aujourd’hui j’écris.... »
Partager cette réflexion sur vos réseaux
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

 

less, here, calm, balance, now

Je me sens fragile en ce moment, en tant que femme et en tant qu’entrepreneure, en tant qu’humaine. Je suis autrice, copywriter, storyteller et pourtant je manque de mots. Je conseille aux gens d’écrire et j’ai moi-même de la misère à le faire.

Alors j’applique ma propre médecine et aujourd’hui j’écris.

Nous avons actuellement une responsabilité nous qui manions les mots et qui partageons avec les autres des bribes de notre tête. Et la plupart d’entre nous ne savent plus trop lesquels utiliser pour ne pas minimiser, mais sans non plus rentrer dans une psychose. Chacun-e d’entre nous ne sait pas de quoi demain sera fait, nous vivons dans une incertitude délétère pour les êtres humains que nous sommes.

Je vois fleurir des journaux de confinements, des articles 101 sur la covid-19, des articles sur comment s’occuper pendant le confinement. Nous sommes submergés. Moi en ce moment, la seule chose que j’ai envie de faire, c’est rien. Absolument rien. Pour arrêter de réfléchir. Pour arrêter d’angoisser. Pour arrêter ce temps qui me semble si instable. Et pourtant, j’ai aussi ma responsabilité. Non pas de donner d’autres conseils ou d’autres outils, mais de dire qu’on a le droit d’en avoir marre et de vouloir ralentir. Alors si vous ne trouvez plus les mots pour les autres, vous avez le droit de step back et d’observer. Votre responsabilité est aussi de prendre soin de vous-même.

Je dis aux gens autour de moi d’écrire, non pas pour combler le temps, mais justement pour l’arrêter, le temps de coucher quelques mots sur du papier. C’est ce que je fais là maintenant d’ailleurs. J’arrête le temps pour que mes mots ne soient pas que des maux et qu’ils me permettent de prendre une pause.

Écrire non pas pour les autres, mais pour soi. Même si on le partage. Se créer une bulle douce. Parce que de la douceur on en a grandement besoin en ce moment. Les mots qu’on lit en ce moment sont ponctués de covid-19, coronavirus, #cavaaller, confinement, loi martiale, et j’en passe. Ils s’adressent à la population mondiale qui ne sait plus quoi faire de sa peau. Mais si vous utilisiez les mots pour vous et seulement pour vous. Des mots qui sont vôtres et qui n’appartiennent à personne d’autre. Relâcher tout ce qu’il y a à l’intérieur de vous pour souffler. Parce qu’avouez-le en ce moment, on en oublie même de respirer.

Jeune femme noire qui écrit avec des écouteurs sur les oreilles

Je vais vous donner une technique que vous pouvez ou pas utiliser, mais que je trouve efficace pour calmer son esprit et qu’on a des mots et des maux qui s’entrechoquent sans savoir comment les faire sortir. C’est celle de l’écriture automatique. Je pense d’ailleurs organiser une séance en ligne.

C’est une technique entre l’art-thérapie et la méditation.

Prenez un papier et un crayon. Essayez de trouver un endroit calme ou du moins de vous en créer un. Ça peut être en mettant des écouteurs avec de la musique, par exemple ou en vous enfermant aux toilettes/dans la salle de bain. Tenez votre crayon au-dessus de votre feuille. Prenez 5 grandes inspirations avec expirations lentes. Concentrez-vous sur l’air qui rentre et sort. Quand vous vous sentez prêt-e, laissez le crayon glisser sur la feuille. Arrêtez quand le crayon s’arrête de lui-même.

Cet exercice peut durer cinq minutes comme vingt. Il n’y a pas de durée minimale ou maximale. C’est possible que vous ayez des mots, des phrases ou seulement des gribouillis, des dessins.

Il n’est pas nécessaire de se relire, le but étant de vider votre tête de l’anxiété ou de la surcharge qui vous parasite.

Vous qui écrivez, utilisez votre talent pour prendre soin de vous en premier lieu, parce que lorsqu’on écrit pour la première fois, souvent c’est parce qu’on en ressent le besoin. Quand on devient professionnel de l’écriture, on finit par oublier ça. On commence à écrire pour les autres, pour un public. Mais votre écriture vous appartient et elle vous fait du bien. Parfois plus que vous ne pouvez l’imaginer. Et là c’est le temps de prendre soin de vous. Vos mots sont votre arme contre vos maux.

Avec amour,

Lina

Vous pouvez rejoindre le groupe Facebook De Plumes et de papier, j’y partagerai des prompts d’écriture, des lives et des ressources d’écriture pour vous aider à passer au travers de ce que l’on vit actuellement.

D'autres réflexion sur le sujet...

Il était une fois: Hélène Laforest et la dystopie enchantée

L’écriture est au cœur de ma vie et je la vois comme une manière d’exister. J’aime avant tout écrire sur ce qui n’arrivera jamais, faire exploser les frontières des possibles, donner vie et mouvement à ce qui est immobile, rendre la nature toute-puissante, mêler l’animal et le végétal, imaginer toutes sortes de fécondations contre-nature, mais ces circonstances imaginaires servent aussi de prétextes pour parler de l’humain, de la vie. Mon écriture est presque toujours marginale, souvent fantastique, parfois érotique, des fois tout ça à la fois.

Oubliez les résolutions pour votre livre, planifiez des objectifs

C’est le mois de janvier, on se remet doucement du temps des fêtes. Le corps a du mal à suivre, mais la tête va à cent mille à l’heure, parce que le bon temps des résolutions est arrivé. Si ça ne tenait qu’à moi, je vous dirais d’envoyer paître toutes ces résolutions qu’au final vous ne tiendrez sûrement pas plus de 3 semaines et demie, emporté-es par le flot du quotidien et la marée des habitudes.

Continuer ses résolutions d’écriture : planifier sa motivation

Quand on parle de planification de livres, on ne parle pas juste d’une planification technique, d’un plan coulé dans le béton pour son projet. Cela signifie aussi de pouvoir se projeter dans le futur et de prévoir quels obstacles on pourrait avoir à surmonter. Planifier son livre, c’est donc aussi planifier sa motivation. Cette dernière est la pierre angulaire de votre périple et c’est elle qui vous permettra (ou non) d’aller jusqu’au bout. Voici donc quelques trucs pour raviver la flamme de la motivation quand elle vient à pâlir ou même à s’éteindre.